Android : l’adoption lente d’Oreo et Pie augmente la fragmentation

Le système d’exploitation Android est devenu incontournable dans l’univers du smartphone. Une hégémonie gagnée face aux Symbian, Bada et autres Windows Mobile à grands coups d’innovation. En tout juste 10 ans (la première version remonte à septembre 2008), le système made in Google a en effet vu passer pas moins de 9 révisions successives. Avec un tel rythme, il n’est pas étonnant de voir de grandes disparités dans l’adoption de telle ou telle mouture.

Malgré des versions toujours plus attractives, Android met du temps à se renouveler

Un système éclaté sur 8 versions

Dans une analyse récente, Google met en lumière la répartition de son système d’exploitation sur les terminaux actifs. L’échantillon, qui a été collecté durant une semaine en relevant les connexions au Google Play Store, révèle une très grande fragmentation entre les 6 dernières versions :

État d’Android au 26 octobre 2018

De façon assez surprenante, c’est Android Nougat qui est le plus largement utilisé avec un total cumulé de 28,2% pour les versions 7.0 et 7.1. Il est suivi de près par Oreo (21,5% cumulé pour les 8.0 et 8.1) et Marshmallow (21,3% pour la 6.0). Le tiers restant se répartit entre les versions nettement plus anciennes comme Lollipop (17,9% pour les versions 5.0 et 5.1) voire KitKat (7,6% pour la 4.4). Android Pie, la version 9.0 fraîchement sortie, est elle totalement absente du classement en raison d’un taux d’adoption faible (inférieur à 0,1%).

La comparaison avec iOS

À titre de comparaison, le parc de smartphones sous iOS ne met souvent que quelques semaines à basculer majoritairement sur une version nouvellement lancée. On sait grâce à cette page que 63% des iPhone font déjà tourner une version d’iOS 12 (sorti le 17 septembre 2018), iOS 11 récupérant 30% et les versions plus anciennes les 7% restants. Autant dire que la fragmentation est nettement plus maîtrisée chez le géant de Cupertino.

État d’iOS au 29 octobre 2018

Il faut dire que l’approche d’Apple est différente dans la mesure où la société est à la fois développeur software et constructeur (comme Google avec ses Pixel). Google, lui, doit attendre que les constructeurs adaptent son système à leur gamme actuelle, ce qui réclame à minima un délai supplémentaire, ou repousse au pire la transition à la génération suivante… Et c’est malheureusement souvent cette dernière solution qui est choisie pour d’évidents coûts de développement, au détriment des utilisateurs.

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