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Un incident spectaculaire survenu en Malaisie a récemment mis BYD dans une situation délicate. Alors que le constructeur chinois connaît une croissance fulgurante à travers le monde et enchaîne les succès commerciaux, l’un de ses clients a vécu une expérience particulièrement inquiétante au volant de son SUV électrique. Pourtant, la manière dont la marque a géré cette affaire pourrait bien transformer une mauvaise publicité en exemple de gestion de crise.
Une frayeur à 100 km/h sur l’autoroute
L’histoire remonte à mai 2025. Izwan Hassan circule avec sa famille sur l’autoroute Cheras-Kajang, en Malaisie, à bord de son BYD Atto 3. Le trajet se déroule normalement jusqu’à ce qu’un événement totalement inattendu survienne.
Alors que le véhicule roule entre 90 et 100 km/h sur la voie rapide, il effectue soudainement un freinage d’urgence et s’immobilise en quelques secondes. Une situation extrêmement dangereuse compte tenu de la vitesse et du trafic environnant. Par chance, aucun accident ne se produit et personne n’est blessé. Mais l’incident laisse évidemment le conducteur sous le choc. Sur une autoroute, un arrêt brutal dans la voie de dépassement aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour sa famille ainsi que pour les autres usagers de la route.

L’enquête technique pour comprendre l’origine du problème
Dans un premier temps, les soupçons se portent sur la batterie auxiliaire 12 volts du véhicule. Cependant, les investigations menées par BYD révèlent finalement une tout autre cause.
Le constructeur identifie une défaillance du capteur de porte côté conducteur. Ce dysfonctionnement aurait déclenché les systèmes de sécurité du véhicule, activant simultanément les feux de détresse et le freinage automatique.
Résultat : le SUV électrique s’est arrêté complètement en moins de sept secondes alors qu’il circulait à vitesse élevée. Même si le problème a été identifié, l’expérience a profondément marqué le propriétaire du véhicule. Pour lui, la confiance était définitivement rompue.
Le propriétaire préfère quand même vendre sa voiture
Après cet épisode, Izwan Hassan prend une décision radicale : se séparer de son BYD Atto 3. Le conducteur explique qu’il ne souhaite pas prendre le risque de revivre une telle situation. Malgré son attachement initial au véhicule, la sécurité de sa famille passe avant tout.
Il reconnaît d’ailleurs avoir subi une légère perte financière liée aux mensualités déjà versées, mais considère que ce sacrifice reste acceptable au regard du danger potentiel qu’il estime avoir évité. Dans ce genre de dossier, les constructeurs automobiles choisissent souvent de se limiter à une réparation sous garantie. BYD a pourtant décidé d’aller plus loin.
La réponse de BYD
Face à la situation, BYD Sime Motors, l’importateur et distributeur de la marque en Malaisie, a opté pour une solution particulièrement rare dans l’industrie automobile. L’entreprise a accepté de racheter le véhicule en procédant à un règlement complet avec l’organisme de financement bancaire. Une décision qui a permis de mettre fin au litige de manière amiable et qui a été saluée par le client lui-même.
Sur les réseaux sociaux, Izwan Hassan a d’ailleurs remercié publiquement BYD pour son professionnalisme dans la gestion du dossier. Cette réaction a été largement remarquée, car elle démontre la volonté du constructeur de préserver la confiance de ses clients, même lorsqu’un incident isolé vient ternir l’expérience utilisateur.
Le parcours presque parfait de BYD
Ce type d’affaire reste relativement rare pour BYD. Depuis plusieurs années, le constructeur chinois accumule les records de ventes et bénéficie d’une image globalement positive sur la plupart des marchés où il est présent.
La marque est devenue l’un des principaux symboles de l’essor de l’automobile électrique chinoise. En Europe, elle gagne rapidement du terrain et concurrence désormais les acteurs historiques du secteur. Au Royaume-Uni, BYD a même récemment dépassé Tesla sur certaines périodes de ventes, tandis que sa progression sur le marché européen continue d’attirer l’attention des observateurs.
L’incident vécu par ce propriétaire malaisien aurait donc pu devenir une mauvaise publicité pour le constructeur. Au contraire, la manière dont l’affaire a été résolue montre qu’une gestion transparente et rapide peut parfois être aussi importante que la résolution du problème technique lui-même.