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Alors que la saison 2026 de Formule 1 bat son plein, une image prise en marge du Grand Prix de Monaco continue de faire parler dans le paddock. On y voit Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, en discussion avec Stefano Domenicali, directeur général de la Formule 1, ainsi qu’avec Mohamed Ben Sulayem, président de la FIA. Une rencontre qui relance avec force les spéculations autour d’une possible arrivée du géant chinois de l’automobile électrique dans la discipline reine du sport automobile.
Depuis plusieurs mois, le nom de BYD revient régulièrement dans les rumeurs liées à la Formule 1. Mais cette fois, les discussions semblent prendre une dimension plus concrète.
Présence remarquée à Monaco
Les échanges entre Stella Li et les dirigeants de la Formule 1 ne sont pas passés inaperçus. Le président de la FIA lui-même a partagé une photo de sa rencontre avec la dirigeante de BYD sur ses réseaux sociaux, donnant immédiatement une visibilité mondiale à cet entretien.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les deux parties se rencontrent. Dès décembre 2025, lors du Grand Prix d’Abou Dhabi, Stella Li avait déjà échangé avec Mohamed Ben Sulayem. Quelques mois plus tard, en avril 2026, la dirigeante avait confirmé avoir rencontré Stefano Domenicali à Shanghai pour évoquer l’avenir de la discipline.
Dans une interview accordée à PlanetF1, Stella Li avait expliqué que BYD s’intéressait sérieusement aux technologies du futur et à leur évolution, des propos qui avaient déjà été interprétés comme un signe d’intérêt pour la Formule 1.
BYD étudie plusieurs scénarios
Les premières rumeurs ont émergé au début de l’année 2026 lorsque plusieurs médias ont indiqué que BYD évaluait une possible participation à la Formule 1 mais aussi au Championnat du Monde d’Endurance (WEC).
Depuis, plusieurs pistes ont été évoquées. L’une des plus commentées concerne une éventuelle prise de participation dans l’écurie Alpine F1. Certains observateurs estiment que BYD pourrait s’intéresser à une partie des actions actuellement détenues au sein de l’équipe française.
D’autres spéculations associent le constructeur chinois à Christian Horner. L’ancien patron emblématique de Red Bull Racing chercherait à revenir à un poste de direction dans le sport automobile et aurait lui aussi rencontré Stella Li récemment lors du Festival de Cannes.
Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite et BYD reste particulièrement discret sur ses intentions réelles.
Une arrivée qui soulève des questions
Si l’idée de voir BYD rejoindre la Formule 1 suscite beaucoup d’intérêt, elle soulève également plusieurs interrogations.
Le constructeur chinois est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Son image repose largement sur les nouvelles énergies et sur la transition vers une mobilité plus électrifiée.
Or, l’orientation technique envisagée par la Formule 1 pour la prochaine décennie pourrait sembler moins compatible avec cette stratégie. Les discussions autour de l’après-2030 évoquent notamment un retour à des moteurs V8 utilisant davantage de carburants durables mais avec une part électrique réduite par rapport aux groupes motopropulseurs hybrides actuels.
Certains analystes s’interrogent sur la logique d’un investissement massif de BYD dans une discipline qui pourrait progressivement s’éloigner des technologies électriques que le constructeur met en avant dans sa communication.
Malgré ces interrogations, les rencontres successives entre Stella Li, Stefano Domenicali et Mohamed Ben Sulayem montrent que les discussions existent bel et bien. À défaut d’une confirmation officielle, BYD continue d’alimenter les spéculations à chaque apparition dans le paddock.