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Après avoir lancé la construction de sa première usine européenne en Hongrie, BYD prépare déjà la suite de son offensive industrielle sur le Vieux Continent. Le constructeur chinois, devenu l’un des leaders mondiaux du véhicule électrique, recherche activement un deuxième site de production en Europe. Et selon les déclarations de Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe et responsable des activités internationales, l’Europe du Sud est clairement privilégiée.
L’Italie dans la liste des pays étudiés
Interrogée lors du World Investment Forum organisé à Paris, Stella Li a confirmé que BYD était en pleine recherche d’un nouveau site industriel européen après celui de Hongrie.
« Nous sommes fortement engagés dans la recherche d’un deuxième site de production et nous nous intéressons particulièrement à de très grandes installations existantes, de préférence en Europe du Sud », a-t-elle expliqué.
Parmi les pays actuellement à l’étude figure notamment l’Italie. Une information qui ne manquera pas d’alimenter les spéculations alors que plusieurs sites industriels automobiles italiens disposent aujourd’hui de capacités de production sous-utilisées.
Pour BYD, l’objectif est clair : accélérer sa présence locale afin de soutenir une croissance qui s’accélère rapidement sur le marché européen. Selon Stella Li, la marque est passée d’une part de marché de 0,8 % à 1,9 % dans l’Union européenne sur les premiers mois de l’année, une progression qui confirme ses ambitions sur le continent.
BYD veut aussi développer la recherche en Europe
L’expansion de BYD ne se limite pas à la production. Le constructeur chinois souhaite également renforcer sa présence technologique en Europe en investissant dans la recherche et le développement.
L’entreprise envisage de développer des centres dédiés à l’intelligence artificielle, à la conduite intelligente et aux futures technologies automobiles dans plusieurs pays européens, notamment l’Italie, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne.
Stella Li a rappelé la puissance de frappe technologique du groupe, qui revendique plus de 120 000 ingénieurs et l’enregistrement d’environ 52 brevets par jour. L’objectif est désormais de faire reconnaître BYD non seulement comme un fabricant de voitures électriques, mais aussi comme un acteur majeur de l’innovation automobile.
Une révolution annoncée avec la recharge ultra-rapide
Parmi les projets les plus ambitieux du constructeur figure le déploiement de son réseau de recharge ultra-rapide en Europe. BYD prévoit d’investir près de 2 milliards d’euros dans cette technologie de « flash charging », qui devrait être disponible à grande échelle à partir de la fin du troisième trimestre de l’année prochaine.
Selon Stella Li, cette infrastructure pourrait changer radicalement la perception des véhicules électriques auprès des automobilistes européens. La technologie promet de recharger une batterie de 10 % à 97 % en seulement neuf minutes, soit un temps comparable à un plein de carburant sur un véhicule thermique. Pour la dirigeante, cette avancée permettra enfin aux conducteurs de voyager sans contrainte et contribuera à lever l’un des principaux freins à l’adoption des véhicules électriques en Europe.
Pas de projet Maserati malgré les rumeurs
Les déclarations de Stella Li ont également permis de clarifier les rumeurs ayant circulé ces derniers mois concernant un possible intérêt de BYD pour Maserati. Si la dirigeante reconnaît que Maserati est « une très bonne marque », elle a démenti toute discussion en cours avec le constructeur italien. Une mise au point qui intervient alors que les difficultés commerciales de Maserati alimentent régulièrement les spéculations sur l’avenir de la marque au trident.